Ecotaxe : un discours politique en marge des réalités
Après l’annonce du report de l’écotaxe la semaine dernière par le premier ministre Jean Marc Ayrault, le gouvernement prétend désormais instaurer une discussion à l’échelle nationale, afin de proposer des solutions. Cette concertation devrait s’étendre sur plusieurs mois et sera conduite par trois ministres : Stéphane Le Foll, Guillaume Garot et Frédéric Cuvillier.
Après l’annonce du report de l’écotaxe la semaine dernière par le premier ministre Jean Marc Ayrault, le gouvernement prétend désormais instaurer une discussion à l’échelle nationale, afin de proposer des solutions. Cette concertation devrait s’étendre sur plusieurs mois et sera conduite par trois ministres : Stéphane Le Foll, Guillaume Garot et Frédéric Cuvillier.
Les solutions envisagées pour l’écotaxe
Trois solutions sont actuellement à l’étude et pourraient être envisagées :
1. Exonérer les poids lourds destinés à l’agriculture, la pêche et l’élevage sur les trajets de courte distance.
2. Autoriser les industriels de l’agroalimentaire à indiquer en pied de facture les coûts liés à l’introduction de la taxe poids lourds (pour éviter toute pression de la grande distribution).
3. Relever davantage les modulations de l’écotaxe pour les régions périphériques (Midi-Pyrénées, Bretagne, Aquitaine).
Une chose est sûre donc, le gouvernement veut nous faire croire à une réduction de l’impact de la taxe poids lourds.
La réduction de l’écotaxe, un rêve pas si accessible
Pour rappel, l'écotaxe devrait rapporter plus de 1,15 milliard d’euros par an. Il faut, de surcroit, ne pas oublier que l’état devra en cas de suspend de la taxe dédommager Ecomouv, à hauteur de 800 millions d’euros. Concernant les sociétés habilitées de télépéage (SHT), elles risquent à leur tour de se retourner contre l’état, puisque l’immobilisation de 90 millions d’euros a été nécessaire pour procéder à l’équipement de badges sur les poids lourds. Difficile donc de croire que le gouvernement cédera si facilement à une importante réduction de la taxe poids lourds.
Les manifestations anti-écotaxe, un bilan matériel de plus en plus lourd
Le bilan des réparations suite aux dégradations provoquées par les manifestants anti-écotaxes ne cessent d’augmenter, puisqu’il s’élève aujourd’hui à plusieurs millions d’euros. En effet, 19 portiques et 8 bornes mobiles saccagés, pour 6 radars mobiles calcinés. Lorsque l’on sait que le cout des réparations s’élève entre 500.000 et un million d’euros pour un portique et qu’il faut compter pas moins de 250.000 euros pour la réparation d’une simple borne mobile, autant dire que la facture risque d’être salée pour le gouvernement. Ces installations sont la propriété d’Ecomouv et sont donc par conséquent devenues la cible numéro 1 des manifestants anti-écotaxe. Les portiques et bornes mobiles écotaxes sont installés sur le domaine publique et l’État français en est donc de ce fait strictement responsable. C’est pourquoi, il devra donc payer la totalité de la facture à Ecomouv, société en charge de la réparation de ces installations. Concernant la région Bretagne, les représentants des organisations agricoles, patronales et syndicales, ayant appelés à la manifestation de Quimper samedi dernier, seront présents ce mercredi à Rennes à la réunion sur le « Pacte d’avenir Bretagne » suite à l’appel lancé par Jean-Marc Ayrault. D’autres rebondissements sont donc à prévoir pour le courant de la semaine.
Infos pratiques
Nous sommes sur les réseaux !
Top articles
Tendances du marché
Laisser un commentaire