Crise énergétique : jusqu'à 500 € d'aide forfaitaire pour les transporteurs
Face à la hausse des prix du carburant liée au conflit au Moyen-Orient, le gouvernement mobilise 50 millions d'euros en faveur des entreprises de transport routier de moins de 1 000 salariés. Formalisé par le décret 2026-289 publié le 18 avril au Journal Officiel, le dispositif couvre le transport de marchandises, les autocars et le transport sanitaire hors taxis.
Le plan d'aide gouvernemental prend la forme d'un forfait par véhicule exploité, abandonnant l'hypothèse initiale d'une remise de 20 centimes par litre. Les montants s'échelonnent de 70 à 500 euros selon la catégorie de véhicule et le PTAC.
Les autocars perçoivent 250 euros, les ambulances et VSL 70 euros. Pour les porteurs de marchandises, le barème progresse de 70 euros (PTAC ≤ 3,5 T) à 400 euros (PTAC ≥ 26 T), tandis que les tracteurs routiers atteignent le plafond à 500 euros.
Un plafond relevé, des critères d'éligibilité stricts
L'enveloppe maximale par entreprise a été portée à 60 000 euros, contre 30 000 euros dans la version initiale du texte. Au-delà de 5 000 euros d'aide, les entreprises doivent justifier d'un ratio d'excédent brut d'exploitation inférieur ou égal à 5 %.
Elles doivent également être à jour de leurs obligations fiscales et sociales, sous réserve d'exceptions prévues en cas de plan de règlement ou de dettes limitées. Les véhicules concernés doivent être conformes au contrôle technique et détenus en propriété ou en location longue durée.
Le GNV dans le périmètre, malgré une exposition moindre
Le décret 2026-289 ne restreint pas le dispositif au diesel. Les véhicules fonctionnant au gaz naturel véhicule (GNV) entrent donc dans le périmètre d'éligibilité, alors même que le GNV est structurellement moins exposé à la volatilité des marchés pétroliers que le gazole.
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