Taxe belge pour les poids lourds
Depuis le 1er avril 2016 une nouvelle taxe a été mise en place pour les transporteurs roulant sur le sol belge. En effet, ces derniers doivent payer une écotaxe pouvant aller jusqu’à 30 centimes par kilomètre. Le prélèvement kilométrique concerne les camions de plus de 3,5 tonnes.
La nouvelle réglementation belge
Les camions belges de plus de 3,5 tonnes doivent désormais être équipés d’un boîtier relié à un GPS nommé OBU (On Board Unit) qui permet de calculer la taxe en fonction des kilomètres réalisés. Cet appareil conçu par l’entreprise Satellic doit être fixé au tableau de bord des poids lourds concernés. Les camions qui ne sont pas équipés de ce système de contrôle sont susceptibles d’écoper d’une amende de 1000 euros.
Afin de s’assurer que les transporteurs respectent la loi, le gouvernement a mis en place une autorité en charge de contrôler si les camions sont bien équipés de ce boîtier. Par ailleurs, des portiques fixes et des radars flexibles sont mis en place sur les routes afin de renforcer le contrôle.
Les données du boîtier OBU sont transmises directement au centre de facturation grâce à une carte SIM intégrée. Une facture détaillée est ensuite envoyée au propriétaire du véhicule tous les 14 jours ou tous les mois en fonction du mode de paiement choisi par le propriétaire du poids lourd.
Le prélèvement kilométrique s’applique sur les routes à péages belges ainsi que sur certaines routes régionales. Une fois le transport effectué, le propriétaire du poids lourd recevra un relevé précis des kilomètres parcourus ainsi que le détail des routes empruntées par le véhicule.
Sur quels critères est calculée la taxe kilométrique ?
Le montant de la taxe est calculé en fonction du nombre des kilomètres parcourus, du type de route empruntée, du poids maximal autorisé et de la classe d’émission de gaz Euro. Le coût de la taxe dépend également du poids du camion.
La colère des transporteurs belges et européens
De nombreux transporteurs ont mis en place des barrages routiers afin d’exprimer leur mécontentement sur certains axes du pays.
Cette mesure suscite également de nombreuses inquiétudes en France, notamment chez les transporteurs empruntant les routes belges. La FNTR (Fédération Nationale des Transports Routiers) déplore de nombreux problèmes quant à l’efficacité de la mise en place de cette nouvelle réglementation. La Belgique étant un pays de transit, les entreprises européennes effectuant des trajets internationaux sont concernées par cette nouvelle taxe.
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